Il y a des albums qu’on fait pour panser une blessure. Il y en a d’autres qu’on fait pour comprendre d’où elle vient. Oublier hier, le deuxième album de Jules, fait les deux à la fois.
Nommé à l’ADISQ 2024 pour son premier album Pour tout vous dire, Jules aurait pu capitaliser sur l’élan et livrer une suite rassurante. Il a choisi l’inverse : un projet entièrement tourné vers l’intérieur, construit comme un journal sonore des étapes qu’on ne s’avoue pas toujours – la confusion qui précède la douleur d’une rupture, le déni qu’on confond avec la force et le moment précis où l’on reprend le contrôle.
« J’avais besoin de mettre des mots sur des choses que je comprenais à peine moi-même. Écrire ces chansons, c’était à la fois une façon de guérir et de chercher à voir plus clair. » – Jules
Produit en étroite collaboration avec Olivier Girard, l’album porte aussi la marque d’un artiste qui ne délègue rien : Jules s’est impliqué à chaque étape de la création, de l’instrumentation au mixage, en passant par la direction artistique. Le résultat est une œuvre cohérente et organique, aux textures soul alternative où les images fortes des chansons créent une ambiance résolument cinématographique – enveloppante, sans jamais adoucir ce qui doit rester brut.
Oublier hier inclut les extraits « Quand je tiens ta main », « Déjà trop loin », « Karma » (avec Naomi) et « Sors de là » – quatre angles différents du même cheminement, quatre manières de dire ce qu’on reporte trop souvent.
Avec ce projet, Jules confirme sa place parmi les voix les plus intègres de la scène francophone contemporaine et Maison Kanda, son étiquette, sa vocation : développer des artistes qui durent parce qu’ils ont quelque chose à dire.
Oublier hier est disponible dès maintenant sur toutes les plateformes numériques et en vinyles sous l’étiquette Maison Kanda (Ste-4 / Sony / The Orchard).